Poissons

Note clé des Poissons :

" Je quitte la maison du Père et, en revenant, je sauve."

“ Ce signe est lui aussi double.....Dans les Poissons, nous avons la fusion ou le mélange de l’âme et de la forme en ce qui concerne l’homme, produisant ainsi la manifestation du Christ Incarné, l’âme individuelle perfectionnée, l’expression complète du microcosme.....Par son régent, Jupiter, la forme est dirigée sur “ce qui réunit toute chose” et, dans ce cas, relie les deux poissons et les unit l’un à l’autre en un rapport fonctionnel. Par la suite c’est la force du second rayon qui relie l’âme et la forme et les rassemble, et cette puissance magnétique est particulièrement illustrative de l’activité des Poissons.....Ce sont les six mots-clés ( Amour, Pensée, Expérience, Forme, Compréhension humaine) qui gouvernent le processus subi sur le Sentier du Disciple et de probation. Le devoir du disciple est de comprendre leur signification dans un sens pratique et efficace, et de coopérer avec les énergies libérées......La dualité des Poissons peut être étudiée en rapport avec ses trois notes-clés :
1- Servitude ou captivité
2 - Renonciation ou détachement
3 - Sacrifice et mort
L’âme renonce à la vie et à la lumière de la Monade, sa source (“la Maison du Père”) et descend dans l’océan de la matière, puis, par une conversion de l’âme renonce à la vie de la forme, centre de la personnalité....Sur la roue inversée l’âme commence à se détacher de la personnalité et à se rattacher , en conscience, à l’Unique Qui l’avait envoyée. ...C’est dans la reconnaissance de ces faits qu’il faut chercher le mobile essentiel de la vie de service ”.
Astologie Esotérique, pp. 111-112

Allocution - Centre de Genève

Samedi 11 mars 2017

Bonjour et bienvenue à toutes et tous,

Bienvenue également à ceux qui nous suivent en direct sur internet via le site lucistrust.org
Nous sommes réunis pour méditer ensemble lors de la pleine lune des Poissons. Dans ce signe, la note-clé est : « Je quitte la maison du Père et en revenant, je sauve. »

Cette note-clé nous invite au travail de rédemption. Pour nous préparer à ce travail, le mantra d’unification est particulièrement approprié.

Prenons un instant de silence pour nous centrer sur l’âme et par le cœur, relions-nous en conscience avec tous les serviteurs qui méditent lors de cette période de pleine lune.
Ensuite récitons ensemble le mantra d’unification :

Je suis Un avec mes frères de groupe.
Tout ce que j’ai leur appartient.
Puisse l’amour qui est en mon cœur se déverser sur eux.
Puisse la force qui est en moi les élever et les aider.
Puisse les pensées créées par mon âme, les atteindre et les encourager.
OM

Le signe des Poissons termine l’année astrologique. C’est un signe de conclusion, d’achèvement d’un cycle avant l’intermède supérieur qui commence avec la fête de Pâque et culmine au Wésak avant de déferler en une grande vague de lumière lors de la fête de la Bonne Volonté ou de l’unification. Ce qui est particulièrement significatif, c’est que nous sommes aussi arrivés à la fin de l’ère des Poissons (2500 ans) et du grand cycle de 25 000 ans également dans ce signe. Nous vivons donc une importante transition et une forte tension entre les énergies des Poissons et celles du Verseau. Ceci explique en partie la confusion actuelle du fait de l’effondrement des repères traditionnels et de l’arrivée d’idées innovantes en rupture avec le passé. En réaction à ce changement radical provoqué par le souffle du Verseau qui pénètre tous les champs d’activité, on observe des sursauts de résistance organisée autour de vieilles formes-pensées. 

Cela dit, une autre cause du désordre apparent est propre aux énergies de l’ère des Poissons. Les nations du monde pourraient bien expérimenter les étapes préliminaires de la fusion âme-personnalité. L’état de trouble durant le 20ème siècle semble l’indiquer. Dès que le processus d’infusion de l’âme est en route, des problèmes non expiés sont ramené à la surface grâce à la lumière de l’âme qui les rend visible et reconnaissable tel qu’ils sont et ainsi ils sont rachetés. Cette sorte de reconnaissance est en fait la traversée des illusions variées et ceci produit souvent des répercussions dans le monde manifesté.

Les Poissons se présentent comme un signe double, figuré par un poisson qui suit le courant, le moi inférieur, alors que le poisson supérieur, l’âme spirituelle, se dirige en sens inverse. C’est une dualité mettant en scène la personnalité et l’âme reliées par un lien vital, le cordon d’argent. Le lien de connexion peut aussi être vu comme le Sentier entre les paires d’opposés, le Sentier du retour qui conduit à la fusion de la personnalité et de l’âme en transformant l’attachement en un partenariat de coopération. Il y a donc deux pôles opposés unis par le Sutratma et tout le défi est de les relier également en conscience par l’Antahkarana afin qu’un courant d’énergies spirituelles s’expriment librement dans la matière. La polarisation dans le plan mental au point d’ancrage de l’âme nous permet, en méditation, de tisser un fil de conscience qui relie la personnalité à l’âme. Les Poissons unifiés peuvent alors nager ensemble vers la source, la Monade.

Héléna Blavastky a affirmé que matière et énergie sont synonyme et fondamentalement interchangeable. Cette affirmation révolutionnaire dans le monde de la pensée fut ensuite démontrée scientifiquement par Albert Einstein dans l’équation E=mc2. La matière a le potentiel d’élever sa vitesse et de devenir de l’énergie pure. Là se trouve la preuve scientifique que la matière peut être élevée et « sauvée ». C’est également la preuve que, par la visualisation et l’imagination créatrice, les idéaux spirituels peuvent naître sur le plan physique.

C’est l’âme qui initie l’acte de rédemption en sauvant la personnalité dans laquelle elle s’est incarnée. La rédemption est un long processus qui se poursuit évidemment durant de nombreuses vies. Finalement l’âme transforme littéralement la personnalité. Mais ce processus n’est pas facile puisqu’il y a des résistances du côté de la personnalité. C’est ainsi parce que la personnalité est composée de matière et c’est cette matière qui doit être sauvée. Si nous voulons accompagner le processus de rédemption consciemment, il est pertinent de se demander : Quelles sont ces résistances à transmuer qui demeurent dans la matière astrale et mentale ? La Revue du soir nous donne l’occasion d’y répondre. Une fois identifiées, il ne s’agit pas de se focaliser sur ces résistances, mais de développer leurs contreparties spirituelles.

L’une des caractéristiques du signe des Poissons est l’obéissance, non pas l’obéissance aveugle et naïve fondée sur l’ignorance, mais l’obéissance de la personnalité devant l’âme spirituelle, le Christ Intérieur. Ainsi le rayonnement du pôle supérieur croit tandis que l’influence du pôle inférieur diminue. Pendant tout son parcours involutif dans l’océan de la matière, l’âme fait l’expérience de la servitude. Elle est prisonnière de la personnalité. Puis vient le point de conversion où l’âme renonce à la vie de la forme. L’âme était captive du fait des nombreux attachements. Sur le Sentier du Retour, c’est maintenant la personnalité qui est mise en captivité par l’âme par un renoncement à suivre toute ambition personnelle et tout désir inférieur... 

« Je quitte la maison du Père et en revenant, je sauve. »

La note-clé évoque la parabole du fils prodigue qui avait pris la décision de quitter la maison de son père. Après une longue errance dans le monde des mirages et de l’illusion, il ressentit un grand vide. Les désirs qui l’animaient autrefois avaient perdu toutes leurs saveurs et tout leur attrait. Démuni, le fils pris humblement le chemin du retour. Et c’est dans la joie qu’il fut accueilli par son père.

Dans cette simple histoire, nous avons toute l’évolution de l’être humain : la descente dans la matière (l’involution), les expériences diverses sous l’impulsion du désir, l’assèchement du désir, le désarroi, et enfin la réorientation consciente qui amène le pèlerin à regarder vers le haut, vers l’âme, et à fouler le Sentier du Retour. 

Sommes-nous arrivé à ce moment-clé où l’humanité, le disciple mondial, entreprend ce retournement au terme d’une longue errance dans le matérialisme ? Ces dernières décennies ont été marquée par une consommation outrancière où, comme le fils prodigue, nombreux furent tenté par l’oisiveté, l’hédonisme et le confort, voire le luxe. C’est en tout cas, le « rêve » proposé encore et toujours par la publicité commerciale.

Cependant, il ne faut pas oublier notre expérience acquise durant toute l’ère des Poissons. Nous avons appris à développer l’idéalisme. Des millions d’êtres humains dépassent l’illusion d’un bonheur matériel pour se tourner vers des valeurs spirituelles. 

D’autre part, il y a ceux qui font la douloureuse expérience de la désillusion. Ne croyant plus en rien, ils ressentent un vide, la vision leur est encore voilée. Dans ce vide, une sensibilité à la lumière de l’âme peut émerger. Le pèlerin peut lentement se relever et chercher le chemin du retour. Au départ, il cherche à se sauver lui-même. Cela peut expliquer l’engouement pour les diverses thérapies qui visent à redonner du sens dans la vie de ceux qui n’en voient plus. Mais n’y a-t-il pas meilleure thérapie que celle qui consiste à se tourner vers les autres et à servir dans l’oubli de soi ?

A ce sujet, une anecdote significative est rapportée par l’abbé Pierre, fondateur de l’association Emmaüs en France, une vaste structure sociale qui donne un hébergement, un travail et surtout une dignité, aux personnes sans ressources, sans domicile et sans but. L’abbé se promenait sur un pont lorsqu’il aperçut un homme désespéré, sur le point de sauter dans le fleuve afin d’en finir avec la vie. Il s’approcha de lui, mais plutôt que de lui dire qu’il allait l’aider ou que la vie valait la peine d’être vécue, il lui dit une chose étonnante : « On a besoin de toi ! » Cette simple phrase interpella cet homme et il décida de suivre l’abbé Pierre pour devenir un collaborateur dans l’association Emmaüs. C’est un bel exemple de rédemption.

Durant les 2000 ans passés, les religions ont proposé un chemin qui consiste à « sauver notre âme » pour gagner le « paradis ». L’effort de sauver des âmes individuelles doit s’étendre à l’effort de sauver l’humanité entière et la planète. En effet, le concept même d’âme individuelle doit être élevé à la compréhension que l’âme de l’humanité est fondamentalement Une. Aujourd’hui pour entrer pleinement dans l’ère du Verseau, il nous est demandé de servir l’humanité, et en servant nous sauvons… 

Considérons l’âme spirituelle « comme un globe de lumière divine pure, une unité du plan supérieur, où il n’existe point de différenciation. En descendant sur un plan de différenciations, un rayon en émane, qui ne peut être manifesté que par la personnalité, déjà différenciée. Une portion de ce rayon, le mental inférieur, peut se cristalliser à tel point, durant sa vie, qu’il devient assimilé à kama et demeura assimilé à la matière. » [1] Le travail de rédemption de la matière concerne particulièrement le « mental de désir » (kama-manas), ce fragment de lumière manasique qui s’est égaré dans les méandres de la matière. En soumettant le mental à l’âme, nous intensifions la lumière de ce fragment manasique ; les impuretés sont expulsées progressivement et la personnalité exprime graduellement les qualités de l’âme.

Nous avons entrepris de réorienter le mental vers l’âme par un effort d’alignement continu et grâce à une aspiration intense. Dans ce processus, la douleur, autre caractéristique du signe des Poissons, a joué son rôle ; c’est un peu comme une piqûre de rappel lorsque, attiré par un extrême, on s’écarte de la voie du milieu. La douleur psychique nous alerte de la nécessité d’un alignement renouvelé et approfondi. La douleur c’est aussi l’indice qu’au milieu de l’épreuve difficile de la désillusion, l’éveil à la réalité éclot par l’afflux de la lumière de la compréhension. Comme le dit le poète Khalil Gibran: « La douleur est l’éclatement de la coquille qui enferme votre entendement. »[2] Selon les termes du Maître Tibétain : « La douleur est l’éclatement de la forme pour que s’embrase le feu intérieur. »[3] Ceci nous fait voir qu’elle est un effet de la transmutation à l’œuvre. D’où l’importance de cesser toute identification avec la forme qui se désagrège et de prendre comme repère la lumière émanant du centre interne.

Le courageux Hercule accomplit remarquablement le travail de rédemption lorsqu’il sauva le troupeau de bœufs en les guidant vers la Cité Sacrée. En d’autres mots, il éleva l’énergie des désirs inférieurs jusque dans la coupe du cœur où ils furent purifiés, unifiés en une aspiration spirituelle intense, elle-même dirigée vers l’Unique, la Monade, pour répondre au Dessein par l’expression de la volonté-de-bien. 

Cela exige beaucoup de lucidité et de détachement, et un refus de toute nostalgie envers le passé. En effet il faut tourner le dos aux forces de la personnalité, à ses réussites, à ses satisfactions temporaires, à ses possessions, à son pouvoir afin que la conscience personnelle soit transmuée en conscience de groupe. C’est le sacrifice qu’implique la voie du retour. Le sacrifice est le processus de renoncement à ce qui nous piège dans le matérialisme concret. C’est aussi le processus d’intégration des qualités de l’âme. En ce sens, le sacrifice est de rendre sacré.

La mort du moi inférieur pave le chemin pour la naissance du sauveur, le disciple-serviteur du Christ. Les renoncements sont facilités par la force, le courage, et la ténacité, qualités du 1er rayon de volonté qui s’exprime en Poissons.

La rédemption nécessite la destruction de formes-pensées limitatives dans le but de libérer l’énergie qu’elles renferment pour l’investir dans des formes nouvelles, plus inclusives et plus adéquates à l’ère qui s’ouvre devant nous, une ère où les justes relations humaines sont possible puisque « le Plan est prêt à être immédiatement mis en œuvre. Les travailleurs sont là et la force de travail correspond au besoin. » 

Ce n’est pas en vain que nous nous engageons à établir de justes relations humaines et à prendre notre responsabilité vis-à-vis des règnes inférieurs. Par cet engagement fondé sur un cœur aimant et une lucidité mentale croissante, nous pouvons sauver les « prisonniers de la planète ». Cette expression n’est pas sans rappeler l’allégorie de la caverne racontée par Platon. Il y décrit la condition des êtres humains attachés au niveau du cou par une chaîne qui les empêchent de tourner le regard vers la sortie de la caverne d’où émane la lumière. Ils sont ainsi contraints de faire face au mur de la caverne et ils prennent les ombres projetées sur la paroi pour des objets réels. En d’autres mots, ils prennent l’illusion pour la réalité. De nos jours, la télévision et les réseaux sociaux sont un peu le symbole du mur de la caverne et beaucoup de discernement est nécessaire pour séparer l’illusion de la réalité. Fondamentalement, le mur de la caverne, c’est la surface sensible du cerveau sur laquelle sont projetées de nombreuses impressions créant d’autant plus d’illusions que la lucidité de l’observateur est absente.

« Certaines vies sont prisonnières et le savent ; d’autres sont prisonnières et l’ignorent. »[4] La souffrance touche particulièrement le premier groupe. Elle est d’ordre mental. C’est la conséquence du principe de la Limitation. « N’oublions pas que chaque champ de conscience à l’intérieur de ses limites constitue une prison ; l’objectif de toute action libératrice est de délivrer la conscience et d’étendre sa sphère de contacts. Là où il y a des limites, de quelque sorte que ce soit, où le champ d’influence est circonscrit et où le rayon de contact est limité, il y a une prison… Là où il y a la perception d’une vision plus large et d’un plus vaste territoire de contacts, il y aura inévitablement un sentiment d’emprisonnement. »[5]

Le service est un aspect de l’énergie divine qui agit en détruisant les limitations afin de libérer la conscience emprisonnée.

Comment pouvons-nous devenir des agents libérateurs ? Par l’application de la science de l’invocation dans la méditation, nous participons au travail de rédemption en dirigeant la lumière et l’amour dans la pensée et le cœur des hommes. Dès lors le vaste nuage kama-manasique est progressivement purifié du mirage et de l’illusion. Ainsi nous contribuons à sauver l’humanité de l’emprise des désirs matériels, de l’ambition, de l’égoïsme et de tout ce qui fait obstacle au déploiement de la conscience et à l’accomplissement du Plan. Cela ne signifie pas qu’il faut se considérer comme des Sauveurs ; ce serait encore l’effet du mirage. Avec humilité, il faut garder à l’esprit que nous sommes simplement les canaux d’une énergie salvatrice, des serviteurs qui préparons la venue d’un Sauveur. Cette manifestation extraordinaire pourrait s’extérioriser autrement que par l’incarnation physique. Là aussi, il nous faut peut-être rompre avec une conception ancienne qui a amené les êtres humains à désirer la venue d’un être providentiel qui mettrait fin à tous leurs problèmes. Par-dessus tout, il nous faut reconnaitre que l’énergie salvatrice est déjà présente et fertilise tout le champ de la pensée humaine. Déjà on voit apparaitre le germe de solution à certains problèmes mondiaux. La bonne volonté fleurit sur tous les continents, ce qui est un signe de rédemption en cours. 

Le 20ème siècle a été un siècle de douleur, mais il a aussi été celui de l’émergence de nombreuses organisations humanitaires mobilisant des milliers d’aspirants au service. Ce sont les fruits de deux millénaires sous l’influence des énergies des Poissons. Et maintenant que l’on entre dans l’ère du Verseau, le concept de Sauveur va se manifester sur un tournant supérieur de la spirale. Le service individuel commence à s’étendre au service de groupe. 

La libération de la personnalité de ses attachements est en fait une libération dans une forme de service en vue de sauver la matière. La personnalité infusée par la conscience élevée de l’âme reconnaît les besoins de l’humanité et la façon dont elle peut aider à répondre à ces besoins. C’est durant l’âge des Poissons que l’humanité a appris à formuler des idéaux spirituels. Ce sera durant l’âge du Verseau, dont la note-clé est le service fondée sur la conscience de groupe, que l’on va apprendre à manifester la vision spirituelle sur le plan physique.

Les Poissons sont aussi connus comme le signe du médiateur, grâce au rôle majeur du 2ème rayon et son pouvoir d’attraction magnétique, sa capacité à tout réunir. Cette capacité de rassembler évoque à l’esprit la qualité d’unité qui est relié au concept de rédemption. Par son aspect supérieur, les Poissons entretiennent la conscience de groupe, du Tout et de l’Univers. Cette large conscience synthétique est nécessaire aux médiateurs qui, par définition, prennent la position médiane en vue de stimuler la réconciliation entre les groupes apparemment conflictuels. Derrière toutes nos différences apparentes, l’unité intérieure existe sur les plans spirituels supérieurs. 

Se connecter à ces plans spirituels requière une sorte d’intuition pleinement consciente, plutôt que le psychique inconscient du médium. Le vrai médiateur est celui qui a transmué ces pouvoirs psychiques en capacités spirituelles supérieures. Les énergies des Poissons stimulent la transmutation de la médiumnité en médiation, de la clairvoyance en perception spirituelle, de la claire-audience en télépathie mentale et finalement en inspiration. Et parmi ces capacités, la capacité de toucher le Mental de Dieu et de transmettre les idéaux d’inspiration divine à l’humanité constitue le médiateur dans le sens le plus élevé.
Au seuil de la nouvelle ère, nous sommes invités à tourner le dos à la servitude pour nous engager consciemment dans le service avec une discipline librement consentie.
« Je quitte la maison du Père et en revenant, je sauve. » Ayant cette pensée à l’esprit, commençons notre part de service par la méditation visant à laisser pénétrer la lumière

[1] H.P.Blavatsky, La Doctrine Secrète III, p. 580, éd. angl.

[2] Khalil Gibran, Le Prophète, p. 71 Edition Folio

[3] A.A. Bailey, Traité sur la Magie Blanche, p. 398

[4] A.A. Bailey, Traité sur la Magie Blanche, p. 397

[5] A.A. Bailey, Traité sur la Magie Blanche, p. 400