Vers un Équilibre Climatique
L’une des notions associées à l’idéal d’équilibre dans les organismes vivants est celle de l’homéostasie. Il suggère qu’il y a un état interne optimal fixe dans les systèmes vivants, qui permet leur fonctionnement optimal, et que l’organisme devrait chercher à revenir à cet état quand il s’en est en quelque sorte éloigné.[1].
L’homéostasie est un concept du XIXe siècle, bien que le terme ait été inventé au milieu du XXe siècle. Il est encore largement utilisé, mais sa signification a évolué vers ce qui est plus précisément décrit comme allostasie ou homéostasie adaptative[2][3], reconnaissant que le changement est naturel pour les organismes vivants. Ainsi, une perturbation continue et un ajustement de l’équilibre interne est une façon plus réaliste de percevoir la santé systémique. Dans cette perspective, l’équilibre est un concept dynamique plutôt que stationnaire.
Par conséquent, les points exacts d’équilibre changent constamment et dépendent de nombreux facteurs tels que les circonstances environnementales, le but d’un organisme dans cet environnement, son action intentionnelle qui en découle, et bien d’autres.
Un des mots qui revient souvent dans la discussion sur la façon dont les changements climatiques devraient être abordés à l’échelle mondiale est « holistique »[4]. Aussi juste que cela puisse être, une telle directive vague ne peut être appliquée efficacement sans identifier plusieurs « ensembles » au sein du « tout » plus vaste - qu’il s’agisse de l’individu, de la communauté, du monde, de la planète ou du système solaire lui-même. La détermination de l’ensemble dans lequel une approche « holistique » cherche à compenser les déséquilibres, permet d’identifier les différents agents qui causent le déséquilibre. Une fois identifiés, leurs symptômes peuvent être neutralisés et, avec le temps, la cause profonde éradiquée.
Un autre mot qui revient souvent dans la discussion sur le climat est « biodiversité » et l’envie de la préserver comme moyen de faciliter la durabilité. La diversité culturelle est un autre moyen d’atteindre le même objectif. Avec l’appel à une approche « holistique » et à une réponse « globale » pour faciliter la préservation de la « diversité » au niveau biologique ou culturel, deux pôles émergent dans la discussion sur le climat : le pôle de singularité dans l’aspiration holistique et globale, et le pôle de pluralité dans l’effort de préserver et de sauvegarder la diversité biologique ou culturelle.
A ce stade, l’humanité est appelée à jouer le rôle du troisième facteur[5][6] de synthèse et à créer une réponse suffisamment souple pour s’appliquer à des circonstances très différentes autour de la planète, et suffisamment précis dans son objectif général pour permettre aux priorités d’émerger avec clarté et faciliter la prise de décisions dans ces conditions variables.
Il convient de noter que les forces opposées - et du point de vue occulte tout conflit ou déséquilibre qui émerge au niveau mental, émotionnel ou physique exprime de telles forces - impliquées dans l’équilibre climatique pourraient être harmonisées de plusieurs façons, certaines plus énergivores ou plus douloureuses que d’autres. Cependant, la présence d’un seul but pour l’humanité, crée une opportunité pour l’utilisation de l’énergie de bonne volonté avec son potentiel intrinsèque d’unification et d’harmonisation. Cela devient de plus en plus possible, car un nombre croissant d’esprits reconnaissent que l’équilibre climatique est le problème mondial de notre époque. Le seul but de créer la durabilité par le rééquilibrage de l’activité de l’humanité sur la planète, à savoir sa relation avec la vie animale, végétale et minérale, peut servir de phare pour diriger l’activité et favoriser la bonne volonté. La présence de la bonne volonté est particulièrement pertinente lorsque la méthode doit être décidée à l’échelle mondiale et locale.
Peut-être que l’aspect le plus difficile dans le discernement par rapport a quelle action mener est de s’assurer que le point d’équilibre que l’on veut atteindre, et la méthode choisie pour y parvenir, sont en effet adaptes à l’occasion. La réponse va au-delà des données et de la procédure dans la mesure où l’humanité elle-même – l’agent de synthèse – est moralement et mentalement saine, et donc capable de prendre de saines decisions[7]. En tant que membres de la race humaine, la responsabilité incombe à chacun de nous de poursuivre, de cultiver, de contrôler et de vérifier notre condition morale et mentale par les moyens – ésotériques et exotériques – dont nous disposons. Ensuite, nous savons que nous mettons le poids de notre conviction à une méthode d’approche qui sert le meilleur plutôt qu’à une version du « bien » qui préserve un sentiment personnel de confort et de satisfaction ou qui promet de mettre fin à un sentiment personnel d’inconfort et d’insatisfaction. Il s’agit de pratiquer la bonne volonté, ou d’exprimer la bonne volonté dans la vie quotidienne, et c’est le sacrifice qu’elle exige. Le plus petit ne peut vivre si le plus grand dont il fait partie, périt.§
- A. Burke, M.C. Peros, C.D. Wren et all, L’Archéologie du changement climatique: La diversité culturelle, Travaux de l’Académie Nationale des Sciences, (2021) 118 (30)
- K. J. A. Davies, Homéostasie Adaptive, Aspects de Médecine Moléculaire (2016) 49:1-7
- P. Mason, Homéostasie et Allostasie, Université de Chicago en ligne
See also: Homéostasie, Cognito - Voir exemple : Remarques de Clôture du Forum de Stockholm 2022 pour la Paix et le Développement sur le thème ‘Sécurité climatique et développement après le Forum de Stockholm
- Alice Bailey, Un Traité sur le Feu Cosmique 1212-1216
- Alice Bailey, Psychologie Esotérique I 262
- Comme ci-dessus, 343, 70, 205
Bulletin Bonne Volonté Mondiale 2022 #2
Vers un Équilibre Climatique