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Allocution de la Fête de Pâques

Chers amis, bonjour !

Soyez les bienvenus à cette méditation de la Fête de Pâques. A part le fait que, cette année, nous assistons à une triple crise dans les cycles de 3, 9 et 27 ans du Nouveau Groupe de Serviteurs du Monde, c'est une fête très significative parce que c'est la première des Trois Fêtes Spirituelles, les deux autres étant celle de Wesak et celle de la Fête du Christ ou de la Bonne Volonté. Ces trois Fêtes correspondent respectivement aux pleines lunes du Bélier, du Taureau et des Gémeaux.

Comme vous le savez, on parle de l’intermède supérieur de l’année spirituelle. Compte tenu de la signification spirituelle des ces trois Fêtes, il est important de comprendre pourquoi nous sommes ici ensemble. Nous sommes davantage qu'un simple groupe d'individus : nous sommes essentiellement un centre d'énergie lumineuse et, en tant que tel, notre responsabilité est de rayonner et de distribuer cette énergie dans la conscience humaine. Avant de commencer, consacrons quelques instants à visualiser soigneusement notre alignement horizontal avec tous les autres centres de groupes de lumière, travaillant ce jour même partout dans le monde, et visualisons ensuite notre alignement vertical avec l'âme de groupe supérieure et la Hiérarchie spirituelle. Bâtissons attentivement ce réseau. Puis rendons-nous compte, parce que nous sommes un centre de lumière, que nous sommes également en contact avec la Hiérarchie spirituelle de la planète. Alignons alors ce centre humain avec le Centre hiérarchique. Si nous visualisons cet alignement vertical et horizontal avec soin, notre travail sera plus efficace et productif. Ensuite, tout en maintenant cet alignement à un point de tension spirituelle, prononçons ensemble les mots puissants du Mantram d'Unification et, lorsque nous le faisons, rendons-nous compte de la signification profonde des idées derrière les mots qui se portent sur la signification de la Fête de Pâques :

Les fils des hommes sont un, et je suis un avec eux.
Je cherche à aimer, non à haïr ;
Je cherche à servir et non à exiger le service dû ;
Je cherche à guérir, non à blesser.

Puisse la souffrance apporter sa juste récompense
de Lumière et d’Amour ;
Puisse l’âme dominer la forme extérieure
Et la vie, et toute circonstance,
Et révéler l’amour qui demeure sous les événements du temps.

Que la vision et l’intuition viennent.
Puisse le futur se révéler,
Puisse l’union intérieure triompher
Et les divisions extérieures cesser.
Puisse l’amour prévaloir
Et tous les hommes s’aimer.

Ce mantram a été choisi parce qu'il répond à un besoin de la situation mondiale actuelle. Il s'agit d'un
besoin criant d'amour et de compréhension afin de surmonter l'esprit démoralisant de la haine et de la
séparation : « Les fils des hommes sont un, et je suis un avec eux ... Je cherche à guérir, non à blesser ...
Puisse la souffrance apporter sa juste récompense de Lumière et d'Amour ... Puisse l’amour prévaloir...
Et tous les hommes s'aimer ».

Avec le Bélier commence un nouveau cycle. Le Bélier veut avancer, avec volonté et détermination. La force de Volonté – si nécessaire pour avancer – est néanmoins disponible et peut être utilisée correctement, mais la faculté de l'exprimer dépend de sa compréhension – dans la mesure où c'est possible à ce point médian de l'évolution humaine – et de son emploi de groupe. C'est une force unifiante, de synthèse, qui peut être utilisée pour rassembler et uniformiser. Dans l'Extériorisation de la Hiérarchie (page 344, ed. angl.), le Tibetain insiste sur le fait que les deux mots-clé de l'utilisation de l'énergie de Shamballa sont : Utilisation de groupe et compréhension.

L'homme a eu beaucoup de difficultés à comprendre la signification de l'amour. Ceci étant, le problème de la relation avec la Volonté sera évidemment encore plus difficile à saisir. Pour la majorité des hommes, l'amour vrai n'est qu'une théorie. L'amour, tel que nous l'interprétons habituellement, se manifeste en bonté, mais c'est de la bonté vis-à-vis du côté forme de la vie, envers les personnalités qui nous entourent ; il trouve habituellement sa satisfaction dans un désir de remplir nos obligations, de n'entraver en aucune façon les activités et les relations qui tendent au bien-être de nos semblables. Il s'exprime par le désir de mettre fin aux abus et de réaliser des conditions matérielles plus favorables dans le monde. Il se révèle dans l'amour maternel ou l'amour entre amis, mais rarement dans l'amour entre groupes et nations. C'est le thème de l'enseignement chrétien, de même que la Volonté, dans son expression divine, sera le thème de la future religion mondiale. L'amour est l'impulsion de base de beaucoup de bonnes œuvres dans le domaine de la philanthropie et du progrès social de l'humanité mais, en fait, l'amour vrai n'a jamais été exprimé que par le Christ.
Vous pourriez vous demander pourquoi, dans ces conditions, le Tibétain met l'accent sur cet aspect le plus élevé ? Pourquoi ne pas attendre que nous connaissions mieux l'amour et sachions le manifester dans notre entourage ? Parce que, dans sa vraie expression, la volonté est aujourd'hui nécessaire comme force de propulsion et d'expulsion et comme agent de clarification et de purification. ...« J'avance et je régis depuis le plan mental. »

La note-clé de cette année est : « Puisse le sentier des reconnaissances nous conduire à la Révélation de groupe ». Lorsque nous osons faire les premiers pas sur le sentier, nous commençons à avoir des reconnaissances. Mais cela ne nous conduit pas forcément à la révélation. Souvent, sinon toujours, la révélation est précédée par une crise, une opportunité. Après avoir reconnu l'opportunité, le point crucial est de saisir cette opportunité parce qu'elle ne dure pas éternellement. Si nous ne la saisissons pas, le temps remet ses voiles d'illusion et de mirage et la vie continue comme auparavant. Historiquement nous associons Pâque avec la croix : symboliquement un rapport horizontal et un rapport vertical. Qu'est-ce que cette croix symbolique peut-elle nous révéler ?

Dans De Bethléem au Calvaire (p. 186) nous pouvons lire : « Mais le point important n'est pas Sa mort, bien qu'elle soit un moment culminant dans le processus évolutionnaire, mais la résurrection qui la suivit, symbolisant, comme elle le fit, la formation et la précipitation sur terre d'un nouveau règne dans lequel tous les hommes et toutes les formes seront libérés de la mort, – un règne dont l'homme libéré de la croix devra être le symbole. Nous achevons le cercle complet, depuis l'homme dans l'espace, les bras étendus sur la forme de la croix, en passant par la succession des Sauveurs crucifiés qui nous répètent sans cesse ce que Dieu a fait pour l'univers, jusqu'à ce Fils culminant de Dieu qui fit descendre ce symbolisme jusque sur les plans physiques, à travers tous ses stades.
Il ressuscita alors d'entre les morts, pour nous dire que la longue tâche de l'évolution avait enfin atteint sa phase finale si nous le voulons et si nous sommes prêts à faire comme Lui c'est-à-dire à en payer le prix, et si, franchissant les portes de la mort, nous atteignons une résurrection joyeuse ».

Ce processus d'initiation démontre, en réalité, qu'il n'y a pas de mort. La mort est une de ces grandes illusions que nous devrons finir par briser. Le voile qui a été créé par la peur de la mort (de fait, créé par les forces obscures) doit être déchiré, afin que l'amour et la volonté-de-bien de Dieu puissent briller à travers nous. Plutôt que de la mort, ce qui nous parvient, lors de l'expérience de Pâques, c'est une libération et une vie plus abondante. L'objectif du processus initiatique, nous dit-on, « est d'admettre le genre humain à la réalisation de la volonté ou dessein de la divinité ». Cela devrait être la base d'une nouvelle compréhension de l'expérience de Pâques.

« La peur de la mort est l'une des grandes anomalies ou distorsions de la vérité divine, dont sont responsables les Seigneurs du Mal cosmique. Quand, aux premiers temps de l'Atlantide, ils surgirent de l'endroit où ils avaient été enfermés, et obligèrent temporairement la grande Loge Blanche à se retirer sur les niveaux subjectifs, leur première grande entreprise de distorsion fut d'implanter la peur chez les êtres humains, en commençant par la peur de la mort. A partir de ce moment-là, les hommes ont mis l'accent sur la mort et non sur la vie, et ils ont été toute leur vie hantés par la peur » (RI, 732). Il est peut-être utile de rappeler que depuis qu'Alice Bailey a écrit ces mots, nos pensées sur la mort ont graduellement évoluées : après les œuvres d'Elizabeth Kubler-Ross et de Raymond Moody sont arrivés une multitude de témoignages, dont ceux de scientifiques comme Pim van Lommel aux Pays-Bas et, plus récemment, le Dr. Eben Alexander aux États Unis. Que la mort puisse être une illusion n'est pas encore l'opinion du grand public mais un changement de perception est incontestablement en route.

Dans l'Astrologie Ésotérique (p. 482), le Tibétain nous enseigne qu'il y a quatre constellations qui transmettent les énergies requises pour rendre à l'humanité son caractère divin : Ce sont le Bélier, le Lion, le Scorpion et le Verseau. Il souligne que chacune de ces constellations est reliée étroitement, en tant que transmettrice d'énergie, à certaines étoiles se trouvant complètement hors de notre zodiaque, reliant ainsi notre minuscule planète à certains grands foyers d'énergie. Le Bélier est à l'origine des impulsions, qu'il
s'agisse de la force qui nous pousse à l'incarnation ou de celle qui nous fait revenir à la source originaire.

Quant à la réalisation de la volonté ou dessein de la divinité, le Tibétain nous apprend que Ceux qui forment la Chambre du Conseil du Grand Seigneur ne font pas d'erreur de compréhension de Sa volonté, car Ils la voient toute entière. Paul, l'initié, y fait allusion dans l'une de ses Épîtres ; il est alors en contact avec certains membres de la Hiérarchie et se préoccupe du thème de l'Amour qui est le thème hiérarchique fondamental. Il leur dit : « Aujourd'hui, nous voyons dans un miroir d'une manière confuse, mais alors nous verrons face à face ; maintenant nous savons partiellement, mais nous saurons, ainsi que nous sommes connus. » Il indique là le progrès futur de la Hiérarchie – progrès qui n'est encore qu'une vague promesse, manquant de forme. Mais il écrivait pour des initiés pour qui l'amour était une préoccupation vitale et croissante, et pour qui l'amour et sa pratique signifiait lumière et motif fondamental de toute activité vivante et divine. Il n'est pas possible de révéler la volonté de Dieu, ni le Dessein motivant la manifestation de son Soi, sauf à Ceux qui ont fait preuve d'amour parfait et ne sont capables d'aucun sens de désunion, ou de la moindre réaction de séparativité. Est-ce un idéal trop lointain, trop abstrait ? Chaque chemin, aussi long soit-il, commence par un premier pas...

Méditons à présent ensemble sur la mort, l'amour et la volonté-de-bien – ou, si vous préférez, sur la reconnaissance, la révélation et la résurrection – selon la note-clé du Bélier :
« J'avance et je régis depuis le plan mental. »