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Fête de Wesak - Allocution 2011 Genève

Bonjour chers amis et bienvenue à vous pour célébrer ensemble et en collaboration avec les autres groupes qui se réunissent dans le monde la Fête de Wesak, Fête du Bouddha, temps d’opportunité spirituelle. La durée de cette Fête couvre cinq jours les deux jours qui précèdent la pleine lune sont les Journées de Renonciation et de Détachement. Le jour même de la pleine lune ( soit demain à 13h10 heure de Genève) est connu sous le nom de "Jour de Sauvegarde" suivi par les deux derniers jours de la période de cinq, appelés Distribution. Pendant ces cinq jours notre conscience établit une note silencieuse et une fréquence vibratoire intense pour servir l'humanité, maintenant la tension spirituelle générée par notre groupe de méditation est prête pour demain le " jour de sauvegarde".

Nous procurons un espace dans notre conscience pour que la reliance consciente au travail de méditation en cours puisse perdurer. Une des caractéristiques de la vie spirituelle actuelle est d'être capable de vivre la vie de l'esprit au sein d'une vie extérieure active et mouvante.
Le jour même de la Fête, nous avons simplement à recueillir le flux spirituel qui afflue. Lors de Wesak, les Forces d'Illumination sont dirigées vers le monde par un canal de groupe auquel nous pouvons tous contribuer. Prenons donc part à cette fête en utilisant "le libre jeu de notre imagination".

Prenons alors un moment pour imaginer silencieusement le potentiel de ce canal et notre coopération avec la Hiérarchie au nom de l'humanité.

Affirmation du Disciple

Je suis une étincelle dans une grande lumière.
Je suis un filet d’énergie aimante dans le fleuve de l’amour divin.
Je suis, centrée dans l’ardente volonté de Dieu
Une étincelle de la flamme du sacrifice.
Et, ainsi je demeure.
Je suis une voie de réalisation pour les hommes.
Je suis une source de force qui les soutient.
Je suis un rayon de lumière éclairant leur chemin.
Et, ainsi je demeure.
Et, demeurant ainsi, je reviens
Et foule le sentier des hommes.
Et, je connais les voies de Dieu.
Et, ainsi, je demeure.

Lors de Wesak, l'idée majeure à garder en vue est un canal d’alignement entre les trois centres planétaires Shamballa – la Hiérarchie – l’Humanité - formé par le groupe. Cette Fête n’est pas une simple commémoration d’un événement passé depuis longtemps, mais, bien une dynamique engendrée par un fait vraiment réel, vivant qui se produit, chaque année, dans une vallée reculée de l’Himalaya. C’est une opportunité essentielle à saisir pour collaborer dans sa distribution dans le service.

Au moment précis de cette pleine lune du Taureau, un canal pur se crée entre les grands Êtres qui veillent sur la Terre et ses habitants dans tous les règnes. Cette collaboration avec les Maîtres de Sagesse et leurs mandataires, le Bouddha et le Christ, permet d’étendre cette voie jusqu’au sein de l'humanité en passant par le Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde.

Le Bouddha focalise en lui les forces spirituelles affluentes tandis que le Christ focalise la requête et l'appel spirituel de la planète entière. La coopération du Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde est essentielle car ce sont les médiateurs entre la Hiérarchie Spirituelle et l'humanité.

La Hiérarchie commence sa préparation à l'événement du Wesak quand le soleil se dirige vers le nord, en Capricorne, fin décembre. Ainsi le point culminant sacré de l'année spirituelle est l’apogée d'un travail commencé et achevé dans un signe de terre : Capricorne et Taureau. Le Capricorne marque l’accomplissement de l'initiation dans la matière dense et fait résonner la note-clé " Je suis perdu dans la lumière suprême et je tourne le dos à cette lumière".

Le Taureau régit le règne minéral comme le diamant symbolise le secret du monde minéral, secret de l’éclat de la lumière – ce qui vérifie le bien fondé de la note clé du Taureau, avec sa relation symbolique avec l'œil du Taureau qui fonce en avant... portant la lumière grâce à son œil fixé sur l'objectif, “ Je vois, et quand l'œil est ouvert tout est lumière. ”
On parle de diamant de l'âme pour qualifier l’être parfaitement éveillé en manifestation car le véritable être illuminé renvoie la lumière. L'œil de Bouddha s’appelle "l'œil de diamant" et la lumière dans la tête de l'être humain spirituellement éveillé se compare aussi à un diamant.

Le Bouddha serait né au moment de la pleine lune du Taureau. Il aurait accomplit son illumination, puis serait mort toujours lors de la pleine lune du Taureau. Les énergies et opportunités proposées dans ce signe portent l'accent principal sur la lutte cosmique, planétaire et individuelle car le désir-volonté est la force qui conditionne notre monde, lutte pour transformer le désir en aspiration, puis l'aspiration en Volonté d'aimer.

A Wesak Bouddha coopère avec "son frère" le Christ pour servir l'humanité et la Terre. Bouddha réalise alors une médiation entre Shamballa, le centre spirituel où la Volonté de Dieu est connue, et la Terre. Il focalise en lui les énergies affluant de Shamballa et, apparaît brièvement sur notre planète pour offrir ces énergies à la Terre. Le Christ, émissaire de la Hiérarchie, concentre en Lui l'aspiration et les efforts spirituels de l'humanité entière puis, recueille les énergies apportées par Bouddha, jusqu'à ce qu'elles soient distribuées au moment de la Journée Mondiale d’Invocation, soit la pleine lune de juin.

L’axe majeur de Wesak est la collaboration annuelle des deux grands Maîtres avec lesquels, symboliquement, l'Occident et l'Orient s’associent en une coopération spirituelle très étroite accomplissant un alignement spirituel au nom de l'Humanité.

Le Bouddha et le Christ sont des avatars reflétant un principe cosmique, une qualité et une énergie divine permettant d’écarter un rideau-mirage pour une plus grande trouée de lumière. Un avatar résulte toujours d'un appel humain dont la partie divine animée peut le reconnaître lorsqu'il apparaît. Si un avatar se produit parce que l'humanité est prête à percevoir une nouvelle incarnation de la divinité, certains avatars comme Shakespeare ou Léonard de Vinci et bien d’autres encore, incarnent le potentiel de l'âme humaine et montrent les qualités que les humains peuvent déployer. Un avatar comme Bouddha ou le Christ, manifeste plus fortement l'essence de l'humanité depuis ses origines en direction de ses objectifs spirituels. Ces présences uniques ancrent de nouvelles lois et principes spirituels pour que des civilisations entières puissent évoluer et fonder dans le quotidien ces nouveaux principes.

Leur compréhension et compassion inclusives associées à une clairvoyance humaine pensée-cœur laissent une empreinte forte dans leurs enseignements et dans le service qu’Ils ont offert à l’Humanité entière, pour que des peuples entiers puissent s’y reconnaître toujours autant, peu importe leur région ou culture d’origine.

Tous deux sont nés dans des traditions religieuses (l'Hindouisme et le Judaïsme) qui touchaient leurs limites, asphyxiées par des rituels devenus trop mécaniques, coupés de l’intelligence mixte propre à chaque expérience spirituelle vraie qui permet de revisiter rites et paroles pour aller puiser à nouveau l’eau claire et fraîche de leur sens profond.
L’observation des lois prévues pour aller vers la Lumière était devenue trop machinale, se teintant trop rapidement, à l’insu de beaucoup, de classification de la valeur de l’autre alors considéré comme paria, étranger, le laissant dans la solitude face au clan ; ainsi des murs séparateurs s’étaient déjà formés. Mur séparateur entre les Pharisiens de la tradition juive et les gentils, entre les Brahmanes de l'Hindouisme et les autres castes.
Christ et Bouddha se sont rapprochés de celles et de ceux que la société avait bannis, des inadaptés, des femmes chassées car personne ne peut être exclu de la volonté d’aimer, où la pureté réside dans sa pensée et son cœur et pas obligatoirement parce que quelqu’un suit un régime alimentaire ou occupe une fonction.

Bouddha chercha à renverser la passivité des structures sociales qui cloisonnaient la société. A une époque où la masse attendait passivement que la classe dirigeante lui dise comment faire, Bouddha proposa à chaque personne de tracer elle-même son propre cheminement intérieur : "N'acceptez pas ce que l'on vous rapporte, n'acceptez pas la tradition, n'acceptez pas un fait parce qu'il est écrit dans un livre, ni parce qu'il est en accord avec votre croyance ou parce que c'est dit par votre enseignant. Soyez vous-mêmes des lampes", leur disait-il.

Bouddha et Christ parlaient par paraboles, trouvant le fondement des vérités spirituelles dans l'expérience de tous les jours et, en affirmant que le chercheur spirituel doit faire face à deux voies pour découvrir la même vision dans chacune.

L'enseignement du Bouddha est vraiment lié à une pratique éveillée et à l’expérience transmutée de chacun au quotidien. Il ne s’agit pas de théorie cristallisée ou bien d’une pratique liée à un automatisme ou à un esprit confus par sa complexité ou déficient par ses oeillères.

Pour Bouddha, la responsabilité de la santé de l’être est de la responsabilité de chacun. Choisir cette vraie liberté opère un bouleversement dans son aplomb, son aspiration à Être dans le service ; le Christ lui emboîta le pas en montrant l'âme, l’amour. Ainsi la dignité, la grâce et la valeur spirituelle de chacun ont été exposées par ces deux grands Êtres.

Si Bouddha introduit le détachement comme une attitude pratique vis à vis des situations extérieures, ce détachement est bien différent de l'ancienne attitude passive ayant comme prétexte des cycles infinis de vie. Bouddha proposait une attitude positive éveillant la propension à réfléchir et à comprendre que les paires d’opposés, l’esprit et la matière doivent vivre conjointement pour que leur résistance mutuelle finisse par offrir une voie inattendue, un pont de lumière à arpenter en conscience afin de rencontrer la voie à emprunter. Les pôles opposés, en équilibre, proposent la voie de libération. La voie du milieu s’imprègne des qualités et forces des deux polarités, alors elle transcende la souffrance et la peine pour évoquer une compréhension plus pleine du monde et le mener vers un nouvel état de conscience plus positif.
Si la souffrance est un grand purificateur qui nous mène vers la libération, elle n’est pas obligatoire si nous veillons à la vie qui nous traverse et qui traverse tous et tout en revoyant nos motivations, notre capacité à nous réorienter grâce à la volonté d’aimer et à l’esprit de relation.

La qualité vivante de la libération du désir est démontrée par des entretiens avec des personnes très âgées ; elles montrent parfois une capacité à accepter les pertes, à abandonner ce qu'elles aimaient et à s'incliner devant les courants et les cycles de la vie. Peut-être, ces personnes qui ont vécu près d’un siècle ou plus, ont-elles la capacité à accepter les pertes parce qu'elles ressentent, et reconnaissent la fondamentale et ultime bonté de la vie, ce qui transparaît tout au long de la transmission de Bouddha sur le détachement.

Notre travail, dit le Tibétain "est d'éveiller l'intérêt et de mobiliser les forces de lumière et les ressources des hommes et des femmes de bonne volonté…mobiliser le bien en renforçant ainsi les mains de ceux qui travaillent du côté de la vertu, de l'amour et de la liberté vraie. Cet alignement et cette connexion de lumière accroissent les opportunités à servir de canal clair, ouvert pour que la dynamique du Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde en relation avec la Hiérarchie puisse permettre à la masse de l’Humanité de garder devant les yeux les objectifs les plus élevés, les idéaux et de rechercher par leur inventivité, leur imagination comment les ancrer sur la planète en tenant compte de tous les autres règnes."

Aussi, travaillons maintenant en méditant pour "Laisser pénétrer la lumière" vers le règne humain et vers les vies des autres règnes partenaires des humains et avec lesquels nous partageons la destinée de cette planète.

Méditons maintenant avec la note-clé de l’année : « Que la volonté-d’aimer embrase le monde entier par "l’esprit de relation" ».