Allocution Fêtes de la Balance

Bonsoir et bienvenus à tous, ainsi qu’à nos amis internautes, à cette célébration de la pleine lune de la Balance.

En période de pleine lune, cinq jours d’approche vers la Hiérarchie spirituelle constituent une opportunité pour ancrer, en groupe de méditants et partout dans le monde les énergies spirituelles du moment dans les centres de distributions physiques prévus à cet effet. L’alignement entre la Hiérarchie et l’humanité permet d’établir une relation synergique et sans obstacle, durant cette phase lunaire sacrée. En effet, le Tibétain nous indique que c’est durant cette période que certaines énergies spirituelles peuvent être contactées, alors qu’en d’autres temps, elles sont moins accessibles. Une inter-relation bénéfique aux besoins actuels des règnes humains et sub-humains est rendue possible à ce moment d’apogée lunaire qui, durant l’année, consolide à travers le temps cette inter-relation entre Shamballa, la Hiérarchie et l’humanité.

Maintenons un moment de silence en visualisant la Hiérarchie qui, comme chaque mois, s’approche du groupe mondial des méditants et, simultanément en rejoignant sur les plans subtils et en pensée tous les méditants de pleine lune, constituant le Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde. Puis affirmons ensemble :

Que la puissance de la Vie Une afflue par le groupe
de tous les vrais serviteurs du monde

Que l’amour de l’âme unique caractérise la vie de
tous ceux qui cherchent à aider les Grands Etres

Puissions-nous remplir notre rôle dans l’œuvre unique,
Par oubli de soi, l’innocuité et la parole juste

OM

Un rythme sacré et subjectif s’installe avec l’entrée en Balance dans l’intermède inférieur de l’année. Nous assimilons et distribuons les énergies contactées lors de l’intervalle supérieur de l’année. La note-clé de la Balance introduit la qualité nécessaire de la juste voie du milieu, évolutive et dynamique selon le contexte de la tonalité spirituelle de l’année en cours : c’est une subtile « gymnastique » à laquelle se livrent les groupes de méditants dans le monde pour saisir chaque mois et particulièrement ce mois-ci, les impressions spirituelles qui correspondent aux besoins du moment pour l’humanité. L’énergie de la Balance peut trouver son symbole dans le pont ou antahkarana du Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde, intermédiaire entre le Cœur planétaire ou Hiérarchie spirituelle et l’humanité. Notre méditation mensuelle de pleine lune a pour utilité de consolider ce pont sacralisant progressivement la planète terre. N’oublions pas que le service de consolidation du pont planétaire construit subtilement et graduellement par le Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde collaborant en conscience avec la Hiérarchie spirituelle, implique un juste alignement spirituel de ce groupe mondial, notamment lors de tout acte de service : que ce soit, par exemple, par la méditation de service, l’étude spirituelle ou encore les actes quotidiens de service ésotérique. L’énergie de la Balance induit le juste choix ou juste alignement. En choisissant « la Voie qui mène entre les deux grandes lignes de force », le disciple ou groupe de disciples, en Balance tend vers l’équilibre spirituel devant être précipité sur terre, aussi bien en termes de conscience globale (c’est-à-dire pour l’ensemble de la planète), qu’en termes de conscience plus « locale » (à savoir, soi et son entourage qui en réalité ne font qu’un). Ce juste choix tendant vers l’équilibre en tension entre les « deux grandes lignes de force » se manifeste, en Balance, par une recherche d’harmonie et de paix. Pour ce faire, un travail-clé durant ce cycle lunaire est la créativité à matérialiser dans la consolidation de justes relations humaines. Cette puissance créatrice s’élabore dans le creuset de l’effort du Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde dans son entier. Des hommes et des femmes partout dans le monde, qui travaillent dans tous les domaines, et dont l’objectif commun consiste à répondre aux besoins de l’humanité dans son ensemble. Nous pouvons retrouver la force descendante du travail subjectif de ce groupe ou disciple mondiale qu’est le Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde, dans les idéaux revendiqués par l’opinion publique et qui commence à être relayé par le quatrième pouvoir que sont les medias. [1]

 

La métaphore que nous retrouvons dans Les travaux d’Hercule illustre bien cette ressource supérieure de la créativité devant passer par des idées saugrenues pour trouver des solutions à des problèmes pouvant paraître les plus inextricables. Souvenons-nous lors de « capture du sanglier d’Erymanthe », septième travail du disciple, l’accent est mis sur l’équilibre, « le jugement sain », ainsi que sur la « préparation pour un test majeur et pour le service futur envers la race des hommes ». Dans ce test, il s’agit pour Hercule, comme pour le disciple comprenant la parabole de sauver un monde ou un « pays ravagé » par le sanglier sauvage. Le conseil est donné de prendre « cependant le temps de manger ». Ainsi, Hercule doit agir avec mesure, sans se précipiter dans l’excès de l’action, afin d’atteindre son but de « capture du sanglier d’Erymanthe », mont situé au nord-ouest de l’Arcadie, dans la Grèce antique. Pour retrouver la mesure de ses actes, Hercule refuse l’arc d’Apollon, décidant de ne pas tuer l’animal sauvage. La symbolique du sanglier, c’est-à-dire l’animal non dompté et ravageant la contrée, peut correspondre au triple véhicule terrestre : la personnalité dite « inférieure » lorsqu’elle n’est pas contrôlée par l’âme fusionnée avec ce type de personnalité quasi animale. Ainsi rien ne sert de tuer la partie animale ou triple véhicule d’incarnation (le corps du mental notamment concret, le corps émotionnel et le corps etherico-physique).

Quel subterfuge va utiliser Hercule ? La ruse : « Hercule réfléchit à sa tâche et à la nécessité de jouer au plus fin. Il posa un piège adroitement caché et attendit la venue du sanglier dans l'obscurité. » [2] . La deuxième arme nécessaire en Balance, est l’humour, qui marque également une maîtrise et une mise en perspective de la partie animale qui est en nous. « Hercule descendit, se réjouissant en chemin, poussant devant lui le sanglier féroce, mais dompté. Il le poussait, le tenant par les deux pattes de derrière et tous sur le chemin riaient à ce spectacle ». Tous ceux qui rencontraient Hercule, « chantant et dansant en chemin, riaient aussi de le voir avancer. Tous, dans la cité, rirent aussi de cette scène, le sanglier chancelant et fatigué et l'homme riant et dansant » [3] . En effet, prendre du recul sur notre partie animale, c’est déjà commencer à la maîtriser en ne se prenant pas inutilement au sérieux face à des victoires des plus infimes (mais tout aussi fondamentales) à celles plus spectaculaires. Notons qu’ « en dépit de ses sages résolutions », Hercule tua ses amis, les deux centaures avec qui il venait de boire. Car les « autres centaures arrivèrent en colère et une furieuse bataille s'engagea ». Si, au lieu de succomber à la colère, il n’avait pas pris cette bataille au sérieux, il n’aurait pas tué ces deux amis. C’est pourquoi, l’instructeur lui dit : « Le septième travail est accompli, la septième porte est franchie. Médite sur les leçons du passé : réfléchis aux épreuves, mon fils. Deux fois tu as tué ce que tu devais aimer. Apprends pourquoi ». Dans ce travail Hercule tue à nouveau ce qu’il devait aimer, comme dans le signe précédent, en Vierge où il tua Hyppolite avant de prendre sa ceinture.

 

La Balance est symbole d’harmonie et d’équilibre. Ce point d’équilibre à atteindre est loin d’être abstrait. C’est une sorte de curseur sur une ligne de polarité, allant du moins positif au plus positif de ce qui existe sur la planète. Par exemple, la contribution spirituelle du Lucis Trust aux problèmes actuels de l’humanité, s’inscrit donc dans une perspective d’une Bonne Volonté Mondiale à réactualiser et à affiner selon le fil et le terrain brûlant de l’actualité internationale (voir prochain Forum de Bonne Volonté Mondiale à Genève) [4] . L’étymologie de l’expression « bonne volonté » est « bone volentet », c’est-à-dire une « disposition à bien faire ». Ajoutons-y le sens, toujours étymologique de « volenté [qui] signifie une puissance de l'âme » [5] . La bonne volonté mondiale concerne donc une collectivité de responsables politiques et d’acteurs de la société civile animés par cette « puissance d’âme » collective devant être canalisée pour servir les besoins immédiats de l’humanité ainsi que du bien-être planétaire dans son entier. Les représentants du Lucis Trust, aussi bien à Genève qu’à New York, se rendent régulièrement aux Nations Unies afin de prendre en considération, dans le travail de méditation effectuée, d’une façon ou d’une autre, par tous les membres du Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde, les objectifs onusiens en lien direct avec Les problèmes de l’humanité [6] . La Bonne Volonté est la qualité déjà à l’œuvre dans le monde via les ONG et des représentants des nations, délégués et présents aux sessions internationales à l’ONU. Les « goals » (objectifs onusiens) ne sont pas un terme anodin. Celui-ci implique bien un but à atteindre de bien-être planétaire via une imagination créatrice collective (aussi bien les ONG que les Organisations Gouvernementales) pour répondre et adaptée aux besoins immédiats de l’humanité, et aux besoins planétaires. Cette imagination créatrice est, dans ce cas, de nature politique car elle implique l’aspect volonté qui gouverne les affaires politiques. Or cette volonté, nous la nommons bonne volonté, voire une volonté de bien afin qu’elle élève le niveau de bien-être planétaire.

 

D’ailleurs, c’est dans le signe de la Balance, à la fin du mois de septembre que vient la grande heure de la diplomatie : le Débat Général de la 70ème session de l’ONU se tiendra du 28 septembre au 6 octobre prochains. Le Secrétaire Général Ban Ki Moon, lors du premier jour du débat général présentera un bilan et un rapport sur les travaux de l’Organisation de gouvernance mondiale que constituent les Nations Unies. Cette organisation est une sorte de laboratoire expérimental de ce que sera le prochain gouvernement mondial. Un bilan d’à peine un siècle donne une perspective plus optimiste des travaux de l’ONU de ce que laisse entrevoir la plupart des medias. Dans ce sens, dès le 1 er septembre dernier, il annonce la couleur du prochain et soixante-dixième débat. « Par la résolution qu’elle a adoptée aujourd’hui, l’Organisation des Nations Unies a mis la communauté internationale à la pointe de décisions susceptibles de contribuer à réaliser le rêve des pères fondateurs, celui d’un monde de paix et de dignité pour tous. » [7] . A soixante-dix ans, cette organisation internationale atteint une certaine maturité, bien que soixante-dix ans c’est peu à l’échelle de l’histoire. La notion d’engagement du disciple-aspirant mondial qu’est l’ONU consiste, de manière responsable et dans l’unité, à « Tenir les promesses » et de rester « unis pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement » [8] pour 2015. En 2010, le constat dressé était « mitigé » : on observait alors « des succès, des progrès inégaux, des obstacles », mais également « des chances à saisir ». L’engagement est politique : « Nous, chefs d’État et de gouvernement ». L’expansion de conscience gouvernementale prend forme : « Nous sommes conscients des vulnérabilités propres aux petits États insulaires en développement et réaffirmons notre engagement de prendre d’urgence des mesures concrètes pour y remédier » [9] . Ou encore : « Nous considérons qu’il faudrait accorder plus d’attention à l’Afrique, en particulier aux pays qui sont le plus loin d’atteindre les objectifs du Millénaire à l’échéance de 2015» [10] . Les OMD [11] s’inscrivent dans une Bonne Volonté Mondiale. L’objectif 8 consistant à « mettre en place un partenariat mondial pour le développement » est d’ailleurs fondamental pour garantir, l’application des Objectifs précédents : comme le premier, concernant le juste partage des richesses : « réduire l’extrême pauvreté et la faim ». La Balance traite particulièrement le problème de l’argent. Ainsi, pour « Garder la ferme volonté d’atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement », les Chefs d’Etat et gouvernements, demandent « à l’Assemblée générale de continuer de faire le point chaque année des progrès accomplis dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement » [12] . Dans ce sens et pour poursuivre au-delà de la date butoir de l’année 2015, les gouvernants prient « le Secrétaire général de rendre compte chaque année, jusqu’en 2015, des progrès de la réalisation des objectifs du Millénaire et de faire (...) les recommandations qu’il jugera utiles sur les mesures supplémentaires à prendre pour faire avancer au-delà de 2015 l’action des Nations Unies en faveur du développement. » [13] . Le programme 2030 de l’ONU comporte 17 nouveaux objectifs de développement durable (ODD) qui ont « pour but, d’ici l’année 2030, d’éradiquer l’extrême pauvreté et de promouvoir la prospérité et le bien-être des peuples, tout en protégeant l’environnement » [14] .

 

Ainsi l’Assemblée Générale des Nations Unies, à New York se réunit chaque année, comme si subtilement cette période était choisie pour que 193 dirigeants de la planète, mais également les groupes mondiaux comme l’Union Européenne, par exemple, aient des éclairs d’inspirations pour des plans de paix lors de déjeuners ou en se croisant « par hasard » dans un couloir. Là, tout comme pour Hercule, de façon saugrenue, au détour d’un mot d’esprit, dans une atmosphère plus détendue que dans la grande salle solennelle de l’Assemblée, dans cette magique alchimie de lieu, d’atmosphère et de dirigeants politiques de bonne volonté, va surgir l’idée d’un plan stratégique de paix ou de sauvegarde de la planète des plus efficaces. Durant les mois suivants de l’année, il s’agira alors pour les personnalités politiques de bonne volonté et pour certaines autres de volonté de bien, de mettre en œuvre ce plan – fragment parcellaire du Plan Divin- au travers de nouvelles rencontres internationales lors de conférences onusiennes et/ ou non gouvernementales entre des groupes de pays à différents endroits du globe. Alors, dans les énergies du Scorpion, il s’agira « de sortir victorieux de la bataille » concernant en l’occurrence une bataille pour réussir un plan de sauvegarde planétaire, mettant en œuvre le rayon de l’harmonie par le conflit. Nous savons, d’ailleurs, que le Scorpion suit la Balance reprenant cet aspect d’harmonie pour le porter sur un plan encore plus élevé de défi spirituel.

 

Aujourd’hui, sur le plan subjectif, notre méditation de Pleine Lune, en ce mois visant à l’harmonie et à la Paix dans le monde, mais aussi dans nos foyers , ainsi qu’avec notre entourage amical et professionnel, peut contribuer à fortifier le climat dans lequel le Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde (dont bon nombre sont membres des Nations Unies et d’ONG) œuvre et, dans lequel les justes décisions pourront être prises afin que la lumière de l’Amour et de la Volonté de Bien affluent et soient sous-jacentes dans tous les mouvements et toutes les décisions individuelles, de groupe et mondiales en cours et à venir.

 

Méditons ensemble et avec tous les participants dans le monde, dont ceux nous rejoignant sur la toile internet, sur la note-clé : « Je choisis la voie qui mène entre les deux grandes lignes de force »

[1] comme indiqué lors de l’allocution de la PL de Lion : http://positivenews.org.uk/

[2] Les travaux d’Hercule, p.25, éd. angl.

[3] Ibid.

[4] Prochain Forum de Bonne Volonté Mondiale de Lucis Trust le samedi 14 novembre 2015 à Genève : « Reconstruire la structure sacrée de la vie humaine » (http://www.lucistrust.org/fr/meetings_and_events/seminar )

[5] Dictionnaire en ligne: http://www.cnrtl.fr/etymologie/volont%C3%A9

[6] Les problèmes de l’humanité, Alice A. Bailey

[7] http://www.un.org/fr/sg/ Le Secrétaire général Ban Ki-moon, dans son allocution EN à l’Assemblée générale à l’issue de l’adoption d’une résolution transmettant le document final sur le Programme 2030

[8] Résolution 65/1, adoptée par l’Assemblée générale le 22 septembre 2010

[9] Point 32, de cette Résolution

[10] Point 33, ibid.

[11] Objectifs du Millénaire pour le Développement

[12] Point 79, ibid.

[13] Point 81, ibid.

[14] le Programme 2030 (http://www.franceonugeneve.org/Un-programme-de-developpement-durable-pour-2030 )